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La méta-analyse a englobé 4 études randomisées, dans lesquelles l’aspirine faiblement dosée (75-300 mg par jour) avait été comparée avec un contrôle pour la prévention primaire ou secondaire de maux vasculaires. L’objectif primaire de la méta-analyse était l’apparition d’un cancer colorectal durant une période de plus de 20 ans.
Après un follow-up de 18.3 années, un cancer colorectal a été diagnostiqué chez 391 des 14'033 patients (2.8%). La prise d’aspirine a significativement réduit le risque du cancer du colon (HR 0.76, p=0.02) ainsi que la mortalité associée au cancer du colon (HR 0.65, p=0.005) pendant 20 ans. La baisse du risque concernait le cancer du colon proximal (HR 0.45 pour l’incidence et 0.34 pour la mortalité), mais pas celui du distal. Le risque d’un cancer du rectum sous aspirine n’était significativement pas plus faible que sous contrôle (HR 0.90). L’effet préventif de l’aspirine s’élève avec l’augmentation de la durée de la prise d’aspirine : lors d’une application d’aspirine durant au minimum 5 ans, le risque d’un cancer du colon a pu être significativement réduit d’environ 70%, celui du rectum également significativement de 40%. La réduction absolue du risque était de 1.76% (NNT = 57). Un dosage supérieur à 75 mg par jour ne montrait pas d’effets supplémentaires.
Conclusion des auteurs: la prise préventive d’au minimum 75 mg par jour d’aspirine réduit remarquablement l’incidence et la mortalité à long terme du cancer colorectal. Cet effet était le plus marqué pour le colon proximal, partie de toute manière la moins bien contrôlable lors du screening. |